Lundi 9 novembre 2009
Le Prix Virilo 2009 est attribué à "Des Hommes" de Laurent Mauvignier.



Le Prix Trop Virilo est attribué à "La Princesse et le Président" de Valéry Giscard d'Estaing.



Se délecter de la critique de notre auguste président du jury ici-même.






Le pourquoi du comment ?


A la différence du prix de Flore ou de la Closerie des Lilas, nous n’avons pas d’amuse-bouche à proposer autres que cette kyrielle d’accessits réservés à des livres marquants, d’une manière ou d’une autre :

 


- Le prix du titre qui s’applique à n’importe quel roman de la rentrée littéraire (et de celle à venir)

est attribué à DES HOMMES de Laurent Mauvignier.

 


- Le prix du livre qui fait peur (même en banlieue)

est attribué à CADENCE de Stéphane Velut.

 

 

- Le prix de l’entregent et de l’entrejambe

est attribué au Poète Simon Liberati pour L’HYPER JUSTINE.

 


- Le prix "Graham Bell" du nom de personnage le plus téléphoné

est attribué à Dr. Traumfreund, le psychiatre du roman de Vincent Message LES VEILLEURS.

(Traumfreund étudiant la signification des rêves de l'assassin, bref un vrai "ami des rêves")

 

 

- Le prix du livre avec le plus de mendiants aveugles dedans


ainsi que

- Le prix "jambon d’épaule" de la tranche la plus épaisse


sans oublier

- Le prix du livre à message


...sont attribués aux VEILLEURS de Vincent Message.

 


- Le prix de la couverture aryenne, mais sympa

est attribué à LOIN DES BRAS de Metin Arditi.

 


- Le prix de la quatrième de couverture qui a été écrite par une personne qui n’a vraisemblablement pas lu le livre

est attribué à TROIS FEMMES PUISSANTES de Marie N’Diaye.

 


- Le prix "Pilon" de la forêt qui pleure

est attribué à J’AIMAIS DEJA LES ETRANGERES, d’Alexandre Kauffmann.

 


- Le prix du livre casserole qui stopperait net une carrière de ministre de la Culture

est attribué à Alain Nadaud pour LE PASSAGE DU COL.


...qui remporte très logiquement ce prix, puisqu’il gagne également

- Le prix de la quête spirituelle qui passe par le viol d’une communiste mais ça n'a l’air de gêner personne.

 


Enfin,


- Le prix de l’avocat qui envoie la mayonnaise

est attribué à PARQUET FLOTTANT de Samuel Corto.

 


- Le prix du livre où la libraire vous demande « lequel pardon ? »

est attribué à YANVALOU POUR CHARLIE de Lyonel Trouillot.

 


 

 


Pour le prix TROP VIRILO, c'est-à-dire la plus vivace poussée de testostérone, 


Les nominés étaient :


- Parquet flottant de Samuel CORTO (Denoël)

- L'Hyper Justine de Simon LIBERATI (Flammarion)

- La Princesse et le Président de Valery G. d'ESTAING (De Fallois/ X.O)

- La Confession négative de Richard MILLET (Gallimard)

- Cadence de Stéphane VELUT (Ch. Bourgois)

- Kata Sutra, la vérité crue… de N.DAAM, E. DEFAUD, T. LECOQ

J. SABROUX, E. PHILIPPE (Ja. Duvernet)

 

 

Attendu que ni Soral ni Zemmour n'ont écrit cette année,

Attendu que nous avons pour la première fois un immortel dans les finalistes, qui n’a écrit un livre que pour ruiner la sortie des mémoires de Chirac

Attendu que l’autre but de ce livre est de pérorer qu’il aurait pu coucher avec Lady Di,

Attendu que la seule différence avec la réalité c’est que dans la vraie vie, Anne Aymone n’est pas morte

Et considérant que ce livre est meilleur que « la princesse et le baroudeur », de Robyn Donald (éditions Harlequin),

 

LE PRIX TROP VIRILO 2009 est attribué au premier tour à Valéry Giscard d'Estaing, pour LA PRINCESSE ET LE PRESIDENT.

 

 

 

 



Pour le PRIX VIRILO, qui vient récompenser le meilleur roman de langue française de l'année,

 

Les nominés étaient :

 

- Loin des bras de Metin Arditi (Actes Sud)

- Nous autres de Stéphane Audeguy (Gallimard)

- Assortiment pour une vie meilleure de Thomas Gunzig (Au Diable Vauvert)

- Jan Karski de Yannick Haenel (Gallimard)

- Dans les ombres sylvestres de Jérôme Lafarque (Quidam)

- Des hommes de Laurent Mauvignier (Minuit)

- Trois femmes puissantes de Marie Ndiaye (Gallimard)

- La Vérité sur Marie de Jean-Philippe Toussaint (Minuit)

- Yanvalou pour Charlie de Lyonel Trouillot (Actes Sud)

- Les Insomniaques de Camille de Villeneuve (Philippe Rey)

 


Après un long débat, au quatrième tour, à l'issue d'une finale serrée avec LA VERITE SUR MARIE…

Et pourtant sans chercher le jeu de mot à tout prix,

 

Le PRIX VIRILO 2009 est attribué à DES HOMMES de Laurent Mauvignier, qui a su remporter six voix sur quatre du jury par sa justesse, la maestria de ses descriptions, et un parti pris stylistique magistralement tenu.

 


 

Paris, le 9 novembre 2009

 

Par Le Prix Virilo
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Mardi 27 octobre 2009

Dans son combat perpétuel pour l'objectivité de la presse, les membres du velu jury témoignent de leur infinie gratitude aux journalistes de Fluctuat.net et du site ActuaLitté pour leurs récentes chroniques.

Ils recevront comme convenu une paire de ciseaux pour moustache en guise de remerciement.









Pour lire la totalité de l'article de Fluctuat.net, cliquez ici.

Pour l'article du site ActuaLitté.com, c'est plutôt par là.






Par Le Prix Virilo - Publié dans : Battage médiatique 2009
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Lundi 26 octobre 2009

Lu par .... Philippe


« Attention talent ! » « A lire avec gourmandise ! »

« On en redemande ! »

Voilà le genre de carton qu’aurait épinglé la librairie Virilo sur le premier de la pile souvent ouvert. Avec fantaisie, VGE nous livre une bluette aux douces fragrances de pissenlit :

Un président et une princesse tombent en amour. Ils vivent leur passion dévorante par delà les turpitudes du pouvoir et les plats trop riches des banquets républicains. Dans une rétro-prospective très « steam-punk » de ce-qui-aurait-pu-être, le président est réélu et impose le quinquennat, mais par amour. Ce qui est déjà assez classe.


D’emblée, le titre détonne. Le poète connait ses classiques et il prend plaisir dès la couverture à nous faire découvrir sa bibliothèque secrète. C’est le souffle court que nous suivons l’Arlequin rieur qui nous relit les meilleurs passages de « La Princesse et le Baroudeur » de Robin Donald. La psychologie amoureuse lorgne elle sans honte du côté de  « La Princesse amoureuse » (Carla Cassidy) et les plus romantiques se rappelleront sans doute de « La Femme d’un président » (Kaye Barbara), qui teinte d’une eau trouble cette belle aquarelle.


               

A plonger si profond dans l’encrier de la passion multicolore, la plume de notre immortel pêche souvent des images éculées mais touchantes par leur candeur assumée. Et il est rafraichissant de s’apercevoir finalement que le nègre moyen de la collection de charme est grosso modo au même niveau d’art que le postérieur académique qui écrase de son talent le siège de Léopold Sédar Senghor.


Armée de sa petite épée de maître, VGE fait donc l’amour à une morte. Il a tenu son pari, ce qui est déjà assez Virilo, mais ce n'est que le début. Réécrire l’histoire pour son bon plaisir dénote un caractère fort. Saper la sortie des mémoires d’un rival tout en rappelant au président en exercice qu’une princesse, de Clèves ou de Galles, ça s’idolâtre en gourmet, voilà du panache !      

 

 


Mais n’en doutons pas, le viril est bien dans ce mâle orgueil qui le force à pérorer tout au long d’un livre que oui, Lady Di, il aurait pu se la faire, mec. L'hormone suinte. Mais alors pourquoi le sublime n’est pas arrivé ? Par quel malheur ne lit-on pas une autobiographie ? Au jeu des sept erreurs entre réalité et fiction, nous ne voyons qu’une explication : Sa femme à lui, Anne-Aymone, n’est pas morte pour de vrai. Et lancer ça avec la nonchalance des grands, voilà qui est peut-être bien « trop virilo ». Mais si, regardez : La testostérone laisse de petites traces rondes sur le beau tapis du salon.


Bref, un sérieux concurrent.

Par Le Prix Virilo - Publié dans : Critiques 09
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Lundi 26 octobre 2009
Le très beau site Chronicart se prend de passion pour l'actualité virile mais néanmoins littéraire de notre prix.

Voyez plutôt :






L'intégralité de l'article publié par Chronicart est disponible en cliquant ici-même. Merci aux valeureux auteurs !



Par Le Prix Virilo - Publié dans : Battage médiatique 2009
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Lundi 26 octobre 2009

  Lu par ....  Philippe


Un jeune homme et son ami rôdent autour de la demeure du Duke, personnalité étrange de la campagne environnante, ombre classieuse et dangereuse… Un Joe l’indien riche, en quelque sorte.

  Les deux compères voient un beau jour qu’on livre au Duke, par grue, de grands cubes. Mystère et loukoum. Le héros est poursuivi par des cubes au cours de sa vie et échafaude une théorie...

 

L’auteur choisit de ne pas creuser le côté « Grand Meaulnes et mystère de l’enfance » ce qui m'a un peu frustré. Ce roman aurait pu au moins exister par son ambiance énigmatique, mais l’écriture est encore trop blanche et trop peu portée  à décrire l’atmosphère. C’est bien construit cependant, avec une poésie qui point -trop rarement hélas, comme si  l’auteur se forçait à mettre en sourdine son style. A la place de quoi, on s’embourbe dans un pseudo-thriller lent et sans suspense.

On en vient à imaginer pour se distraire un livre miroir où le héros serait poursuivi par des "Boules". Une idée de suite peut-être. Il aurait en tout cas plus de chance de recevoir le Prix Trop Virilo.


Par Le Prix Virilo - Publié dans : Critiques 09
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