Retrouvez le Prix Virilo sur son nouveau site, tout propre et rasé de frais :
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Comme chaque année, faisant suite à l'annonce des heureux élus du Prix Virilo, le jury a rejoint l'Hôtel Crillon pour ajouter un peu de testostérone parmi la foule réunie pour l'annonce du Prix Fémina.
Les photos de cet événement planétaire sont ici
La vidéo que toutes les télés s'arrachent est ici
Paris, le 2 novembre 2010
Le jury du Prix Virilo, réuni en assemblée plénière, s’est prononcé pour son édition 2010.
Le prix Virilo 2010, qui récompense le meilleur roman francophone de l’année, est attribué à Emmanuel Dongala pour
« Photo de groupe au bord du fleuve » (Actes Sud).
Le jury a apprécié la description féministe d’une Afrique contemporaine démunie et violentée mais pleine d’espoir et d’humanité.
Le prix Trop Virilo 2010, qui récompense la poussée de testostérone littéraire la plus vivace de l’année, a été quant à lui
attribué à Virginie Despentes pour « Apocalypse Bébé » (Grasset). Jusqu’à sa fin explosive, le roman tend à prouver que le seul moyen pour devenir
pleinement femme, c’est d’emprunter les codes virils du mâle.
Par ailleurs, le jury récompense plusieurs ouvrages publiés au cours de l'année de 2010 :
• Accessit du « Grenelle de l’environnement », car à l’heure du développement durable et du numérique, il est triste d’abattre des arbres pour imprimer des livres comme celui-là à Amélie Nothomb pour « Une forme de vie ».
• Accessit du titre qui sera bientôt plus long que le texte en quatrième de couverture à Jean d’Ormesson pour « C’est une chose étrange à la fin que le monde », à Patrick Lapeyre pour « La vie est brève et le désir sans fin » et à Robert Bober « On ne peut plus dormir tranquille lorsqu’on a une fois ouvert les yeux ».
• Accessit du prix de l’auteur dont le destin est d’avoir le Goncourt donc autant qu’il l’ait maintenant et qu’on ne nous fasse plus chier à Michel Houellebecq pour « La Carte et le territoire »
• Accessit Derrick du meilleur flic d’Europe à Philippe Claudel pour « L’Enquête »
• Accessit du livre qui se lit « tout doucement » à Victor Lévy-Beaulieu pour « Bibi »
• Accessit du roman qui a le vent en poupe à Laurent Gaudé pour « Ouragan »
• Accessit Charal à Martin Provost pour « Bifteck »
• Accessit du titre Catherine Pancol avec plein d’animaux dedans mais qui, au final, parle bien d’animaux sauf ceux cités dans le titre à Olivia Rosenthal pour « Que font les rennes après Noël ? »
• Accessit du roman grâce auquel on découvre que, somme toute, les nazis n’étaient pas vraiment des gens tout à fait fréquentables à Marc Dugain pour « L’insomnie des étoiles » et Agnès Desarthe pour « Dans la nuit brune »
• Accessit du livre facile à trier par ordre alphabétique pour nos amis les libraires à Laurent Binet pour « HHhH »
• Accessit du livre dont l’adaptation aurait pu reconvertir Paul le poulpe dans le porno allemand à Patrick Grainville pour « Le baiser de la pieuvre »
• Accessit Georges Frêche pour l’apport positif de la colonisation à Fouad Laroui pour « Une Année chez les Français »
Prix spécial du jury à Vincent Cespédès pour « L’homme expliqué aux femmes ». Ce manifeste de la nouvelle virilité devient de fait parole d’évangile du prix
Virilo.
Lu par Xavier
Qu’il figure dans la liste des livres sélectionnés pour le Prix Virilo 2010 n’empêche nullement un membre du jury d’indiquer son désaccord à cet égard. Il faut dire que n’ayant pas lu le livre le jour de la sélection (oui, nous sommes transparents. Chacun indique ses coups de cœur, et la liste établie, chacun s’engage à lire tous les livres qu’il n’a pas encore lus. Séance de rattrapage donc ici avec le Houellebecq).
Houellebecq, c’est cool. Ca se lit bien. Tellement bien qu’on pourrait l’avoir écrit. Sauf la description des situations incongrues de société, que Houellebecq réussit mieux que nulle autre. Comme ce vernissage de photos de cartes Michelin Jed Martin, artiste-personnage principal du roman, avec ces commerciaux de chez Michelin qui ont dû passer plusieurs heures pour trouver comment « s’habiller en artiste ».
Pour le reste, mouais bof. Houllebecq souffre mal la proximité d’auteurs qui savent réellement bien écrire et mener leur barque romancière. Ses histoires avancent mais manquent de profondeur. On
lit, on sourit, on acquiesce, mais jamais on ne s'ébahit.
- "La Fortune de Sila" Fabrice Humbert (Le Passage)
- "Photo de groupe au bord du fleuve" Emmanuel Dongala (Actes Sud)
- "Les Assoiffées" Bernard Quiriny (Seuil)
- "Ouragan" Laurent Gaudé (Actes Sud)
- "Nos Coeurs vaillants" Jean-Baptiste Harang (Grasset)
- "HHhH" Laurent Binet (Grasset)
- "L'Enquête" Philippe Claudel (Stock)
- "La Carte et le territoire" Michel Houellebecq (Flammarion)
- "Parle leur de rois, de batailles et d'éléphants" Mathias Enard (Actes Sud)
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