Galadio, de Didier Daeninckx (Gallimard)

Publié le par Le Prix Virilo

Lu par Marine.

 Galadio

Ulrich est né en Allemagne d'une femmme qu'on imagine blonde et d'un soldat français qu'il n'a jamais vu. Ce n'est pas évident dans les années 1930. C'est encore pire quand on sait que ce soldat évanoui avec le retrait de l'armée française de la Rhur est noir. Ulrich s'appellerait Galadio dans un contexte différent et il a de la chance d'être sportif et beau garçon car il est enrôlé dans l'armée cinématographique de la propagande nazie, jouant les sauvages en pagne, au lieu d'un destin qu'on imagine moins enviable auprès de son amie juive Déborah. A la place d'un séjour en camp, de la Rhur à Berlin, de Dakar au pays Dogon, Galadio court après l'image de son père pendant une guerre à laquelle il a échappé.

De facture classique, le roman est très efficace. L'écriture est jolie, les éléments historiques intéressants, le scénario (oui, le scénario) prenant. Bref, on marche. Mais la trame est assez convenue quand même et c'est court. Ca serait pas un peu écrit pour se faire des pépètes avec une adaptation vidéo ?

 

Publié dans critiques 2010

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Pierre SEGUELAS 13/05/2010 14:03


La conclusion de votre critique est une insulte à l'auteur et à son travail.Et c'est totalement méconnaître l'homme
que de pouvoir penser une seule seconde qu'il ait pu écrire ce roman avec une quelconque arrière-pensée qui plus est à caractère vénal.