« La Carte et le territoire » de Michel Houellebecq (Flammarion)

Publié le par Le Prix Virilo

houellebecq.jpg

Lu par Xavier

Qu’il figure dans la liste des livres sélectionnés pour le Prix Virilo 2010 n’empêche nullement un membre du jury d’indiquer son désaccord à cet égard. Il faut dire que n’ayant pas lu le livre le jour de la sélection (oui, nous sommes transparents. Chacun indique ses coups de cœur, et la liste établie, chacun s’engage à lire tous les livres qu’il n’a pas encore lus. Séance de rattrapage donc ici avec le Houellebecq).

Houellebecq, c’est cool. Ca se lit bien. Tellement bien qu’on pourrait l’avoir écrit. Sauf la description des situations incongrues de société, que Houellebecq réussit mieux que nulle autre. Comme ce vernissage de photos de cartes Michelin Jed Martin, artiste-personnage principal du roman, avec ces commerciaux de chez Michelin qui ont dû passer plusieurs heures pour trouver comment « s’habiller en artiste ».

Pour le reste, mouais bof. Houllebecq souffre mal la proximité d’auteurs qui savent réellement bien écrire et mener leur barque romancière. Ses histoires avancent mais manquent de profondeur. On lit, on sourit, on acquiesce, mais jamais on ne s'ébahit. CARTE TERRITOIRE

Publié dans critiques 2010

Commenter cet article