Le remplaçant, Agnès DESARTHE (L'Olivier)

Publié le par Le Prix Virilo

         
Lu par... Sophie

Avec Le remplaçant, Agnès Desarthe livre un roman léger et drôle sur son grand-père de substitution, Boris, être singulier, modeste héros, personnage commun et fantasque à la fois. 
Bien des qualités structurent ce récit libre qui fait partager l'émerveillement de la petite-fille et l'attendrissement de l'adulte grâce au merveilleux talent de conteur d'Agnès Desarthe, héritage familial vraisemblablement. Appel à la rêverie, l'histoire de "Triple B" est composée d'une mosaïque de digressions savoureuses car drôles, poétiques et touchantes. On regrette simplement l'histoire - rompant avec l'esprit du roman - de la genèse de ce livre qui devait à l'origine porter sur le pédagogue Janusz Korzack, directeur d'un orphelinat du ghetto de Varsovie. 




Lu par... Marine

Ceci est une critique énervée, comme celle que l’on réserve à ce bon élève qui se sabote tout seul pour une obscure raison, ce qui laisse généralement son entourage pantois et interrogatif.  Voyez plutôt. Le sujet du livre est plaisant (une femme cherche à comprendre un homme qui n’est pas son grand-père biologique mais son grand-père quand même, s’étant remarié avec sa grand-mère en remplacement, donc, du « vrai ») et la langue est drôle, piquante, vive. Mais, patatras, la structure doit être soit inexistante, soit très maladroite (ou alors tellement subtile qu’elle en est devenue incompréhensible) parce que malgré seulement 87 petites pages le livre m’a paru très très long. Il n’est pas aisé de bien comprendre où elle veut en venir et tout cela traîne, donc.

Publié dans Critiques 09

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