Pourquoi le prix Virilo ?

Pourquoi un nouveau prix littéraire ? Quelle légitimité avons-nous ? 

 

 

 


Le prix FEMINA appelle, par son nom même, l’existence d’un prix VIRILO.

En outre, les prix à forte résonance médiatique ont parfois des jugements curieux et un peu désolants… Alors pourquoi pas nous ?

La légitimité… Nous n’en avons aucune hors notre passion et notre nom de prix, qui est cocasse, ce qui est déjà pas mal. Nous n’entretenons aucun commerce avec les maisons d’édition. Pas de cadeaux, juste l’honnêteté et la liberté de jugement. Et nous achetons nos livres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le prix Femina a été créé pour s’opposer au sexisme du monde des lettres et du Goncourt… A quoi s’oppose le Virilo ?

Nous ne nous opposons pas. Nous soulignons : Le nom « Prix Virilo » est objectivement ridicule. Mais il ne fait que montrer le grotesque du nom « Femina » et des autres jurys « sexués » ou communautaires…

La colère qui a engendré le prix Femina est juste. Mais on ne s’oppose pas en créant l’erreur contraire. C’est un peu puéril, ça sent la cour d’école : « Tant pis pour vous, on va faire la cabane des filles ! Na ! » Pour nous, cette vision du féminisme est un peu dépassée. C’est dommage car le FEMINA a par ailleurs plutôt bon goût. Lorsque nos jurés portent une moustache et souhaitent « voter en homme » (même les femmes), c’est bien pour rire de cette idée inepte : donner un sexe au génie littéraire, donner un genre au plaisir de la lecture.

 

                                                  

                                                             

   

Et le Prix Trop Virilo ?




Justement, au-delà de son nom, le prix Virilo est un prix assez classique, sans message politique particulier. Le prix Trop Virilo, lui, récompense le livre ou essai qui doit sentir l’homme, l’aigre vestiaire de fin de match. Cela ne veut pas dire pour autant que les livres sont mauvais, au contraire ! Mais ces livres qui s’interrogent sur le mâle sont de plus en plus nombreux, ce qui est tantôt fatigant, tantôt amusant. Comme si la littérature, ne sachant plus à quel interdit se heurter, ne peut éclore sans s’appuyer sur cette éternelle division, qui plus est sensationnelle, qu’est le sexe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(crédits : florentdupuy.com)